dimanche 13 avril 2014

PALAIS D'ETE


Le chauffeur nous récupère à l’entrée Sud du temple et nous partons directement à la découverte du Palais d’été.

Localisation du palais d'Eté


Le palais se situe au Nord Ouest du centre de Pékin, à une dizaine de kilomètres de la cité interdite. C’est un immense parc où l’on trouve des plans d’eau, des collines, des jardins et bien sûr des bâtiments.

Plan du Palais d'Eté

Le site du palais d’été était déjà un lieu de villégiature impériale sous la dynastie Quin. Les empereurs y venaient pour fuir la chaleur de l'été à Pékin. Il est devenu ce qu’il est aujourd’hui sous l’empereur Qianlong (1736-1796). Mais il est surtout lié à la régente Cixi (1835-1908) qui l’a fait reconstruire deux fois (parfois même en détournant des fonds !). Une première fois suite à sa destruction par les français et les britanniques en 1860 puis en 1902 après la révolte des boxeurs.

Nous n’en visiterons qu’une infime partie en restant sur le bord du lac. Nous entrons par l’entrée principale. Le lac kunming donne une agréable sensation de fraicheur en arrivant sur le site. Nous traversons d’abord le quartier des habitations et découvrons le palais de la bienveillance et de la longévité.





Devant les bâtiments sont disposées des statues en bronze ; Qilin, dragon, phénix…




Nous empruntons ensuite une longue galerie (plus de 700 mètres). Les empereurs se divertissaient ici au frais en se faisant raconter les mythes et légendes chinoises mis en scène dans des fresques très colorées.





A mi chemin de la galerie un chemin monte sur la droite en direction de la colline, vers le pavillon des fragrances bouddhiques et le temple de l’océan de sagesse. Nous n’y montons pas. A gauche, sur la rive du lac se trouve un imposant portique. C’est là que les bateaux impériaux accostaient en provenance de la cité interdite.



Au bout de la galerie nous observons le massif bateau en marbre. 
Nous ne verrons pas davantage du palais d’été. Il est déjà temps de déjeuner avant de prendre la route vers la Grande Muraille.





Notre guide nous conduit dans un restaurant qui ne semble pas touristique et où de nombreux chinois déjeunent. Derrière une vitre les cuisiniers s’activent en cuisine et on peut les observer depuis la salle. Des commis attrapent des poissons dans de grands aquariums avec des épuisettes pour les servir bien frais aux clients. Heureusement, tous les plats sont en photo et notre guide nous conseille !



LE TEMPLE DU CIEL

Il se situe dans la partie Sud de Pékin.

Nous arrivons par l’Est et découvrons un immense parc. Il est étonnant de découvrir tant de chinois en train de se divertir, nous sommes dimanche et ils se retrouvent dans le parc pour se détendre, c’est incroyable ! Ils font du Tai-chi-chuan, ils jouent au badminton, ou au Jianzi (volant à plume que l’on se renvoie avec les pieds), ils jouent aux cartes, à des jeux de stratégie, ils dansent seuls, à plusieurs, chantent en chorale, ils calligraphient des poèmes sur le sol avec de l’eau… On pourrait rester ici une journée entière à observer des activités variés et souvent inconnues. Mais nous n’avons pas le temps… Le temple du ciel nous attend.






C’est sous le règne de l’empereur Ming, Yongle, que le temple du ciel a été bâti, de 1406 à 1420 (en même temps que la cité interdite !) lorsque Pékin devint la capitale. Il s’agit d’un édifice religieux où l’empereur, qui était le lien sur terre avec l’autorité céleste, venait célébrer les rites et sacrifices pour rendre hommage au ciel et demander de bonnes récoltes. Ce site est resté interdit au peuple jusqu’en 1918.

PLAN DE TIAN TAN LE TEMPLE DU CIEL

Avec notre guide, nous entrons par la porte Est et arrivons directement dans la cour où se trouve le fameux bâtiment dédié à la prière pour les bonnes récoltes. Nous commençons la visite de cette cour par le bâtiment à l’Est. Il renferme une maquette en coupe du temple qui donne une idée de sa construction.
Tout en bois, bâti sans un clou, le temple de forme arrondi est posé sur une terrasse en marbre sur trois niveaux. Il est recouvert de trois toits superposés recouverts de tuiles bleues. On ne peut pénétrer  dans ce bâtiment, on l’observe de l’extérieur. Quatre gros piliers colorés symbolisent les saisons. Douze autres les mois et 12 autres encore les heures.
QUINIAN DIAN Salle de la Prière pour de bonnes moissons





Nous passons dans le bâtiment Ouest consacré aux objets liés à la prière;

Nous marchons ensuite sur une longue et large allée appelée le pont de l’escalier rouge, le long d’un axe Nord-Sud, vers le mur de l’écho qui entoure la voûte céleste impériale.

Avec le monde qui fréquente l’endroit, on ne peut tester l’amplification de la parole provoquée par le mur. Ici l’empereur se préparait à la prière en méditant. L’écho servait à amplifier les vœux des dignitaires pour qu’ils soient entendus par le ciel. La voute céleste est une reproduction en plus petit de la salle des prières pour les bonnes récoltes. Circulaire avec son toit simple, elle est posée sur une terrasse. Ici étaient conservées les tablettes du ciel.
Voute céleste impériale entourée du mur de l'écho



Enfin, la visite se termine pour nous avec au bout de l’axe, l’autel du ciel. Ici se déroulaient les sacrifices et offrandes : animaux, soieries... C’est un tertre circulaire de trois terrasses en marbre (autrefois en pierre bleue) délimité par des balustrades richement sculptées.

 



Pékin: Temple du ciel, Palais d’été et route vers la grande muraille

Nous prenons notre petit déjeuné dans la cour de l’hôtel. Marion n’a pas passé une très bonne nuit, son lit d’appoint n’était pas très confortable. Cela va être le début d’une longue série !!


Nous quittons l’hôtel avec nos valises car ce soir nous dormirons au pied de la grande muraille.

Le guide et le chauffeur nous attendent à 8h, juste au bout de notre rue, à la sortie du hutong. Direction le Temple du Ciel.


samedi 12 avril 2014

Arrivée à Pékin

On nous réveille pour prendre le petit déjeuné. Lorsque nous atterrissons à l’aéroport international, dix heures se sont écoulées depuis le décollage mais il est déjà 15h15 à Pékin
Comme à Paris, le passage à la douane se passe sans aucune difficulté.
Nous retrouvons notre guide dans l’aéroport. Il s’appelle Julien, nom francisé pour les touristes que nous sommes ! Il parle un français parfait alors qu’il n’a jamais mis les pieds en France. Il nous conduit à la voiture et le chauffeur nous transporte jusqu’à l’hôtel. Nous ne sommes pas seuls sur la route et la circulation est très ralentie. Le péage est dépaysant, c’est un portail chinois !

Les derniers mètres pour nous rendre à l’hôtel sont très drôles ! Cette adresse n’est pas habituelle et apparemment ni Julien ni le chauffeur ne savent exactement où se situe l’hôtel. Après négociation avec un surveillant à l’entrée du secteur, la voiture s’engage donc dans un espace réservé aux piétons dans les Hutong, ces ruelles étroites du vieux Pékin. La rue principale très longue et très touristique, est peu large et le secteur est envahi de promeneurs faisant du lèche vitrine. 

Nous mettons un temps incroyable pour franchir les quelques mètres qui nous séparent encore de l’hôtel ! Ni Julien ni le chauffeur ne se referont avoir ! Après nous avoir aidé au check in, Julien nous donne rendez vous à l’extérieur du Hutong demain matin.




L’hôtel Lu Song Yuan est installé dans un siheyuan, une maison traditionnelle chinoise très répandue dans toute la Chine. Ce nom signifie  littéralement « cour entourée de quatre bâtiments ».
Siheyuan Maison à cour carrée 

Ce type d’habitation s’est développé à Pékin au moment de la construction de la ville, sous la dynastie Yuan en 1264. L’architecture de ce genre d’habitation répond à des critères très précis avec comme d’habitude en Chine beaucoup de symbolique. Dans ce type d’habitat il n’y a pas d’ouverture vers l’extérieur. Pour se protéger des regards étrangers, mais aussi des vents violents, toutes les fenêtres donnaient sur la cour intérieure.
Située à l’étage, notre chambre n’échappe pas à la règle. Une deuxième porte donne sur un couloir extérieur avec de jolies lanternes chinoises. Bien au calme, loin de l’agitation de la rue nous ne sommes vraiment pas déçus par ce premier hôtel très typique mais confortable.
 

Après installation, nous ressortons explorer notre quartier. Seules quelques rues sont très animées avec boutiques pour touristes et de nombreux restaurants.


Dès que l’on  s’écarte un peu on trouve des ruelles encore plus étroites où ne peuvent circuler que des scooter ou vélo. Les murs généralement gris sont uniquement percés de portes d’entrée, jamais de fenêtre.  A la nuit tombée où nous les découvrons cela fait sordide. Espacés de façon régulière on trouve des WC public. Leur nombre est assez surprenant mais nous apprendrons bientôt que ces maisons traditionnelles n’étaient pas équipées de toilettes ! D’après notre guide aujourd’hui ce n’est plus toujours le cas. Les habitants des Hutong sont désormais plutôt de riches chinois et ils font équiper leur maison de tout le confort moderne. De l’extérieur ce n’est pas l’impression que cela donne mais il est vrai que de la rue on ne peut rien deviner de l’intérieur des maisons…
Pour le dîner comme la fraîcheur commence à s’installer, nous renonçons à un toit en terrasse qui nous tentait bien. Nous nous décidons pour un restaurant dans la rue principale pas très typique mais le dépaysement va quand même être au rendez vous ! Nous avons beaucoup de mal à nous faire comprendre du serveur et celui ci nous pose de nombreuses questions ! Nous arriverons quand même à dîner et sans le savoir, nous l’apprendrons plus tard, Philippe dégustera une spécialité locale, les nouilles à la Pékinoise.



vendredi 11 avril 2014

Départ pour la Chine

En ce soir de vacances je ne traîne pas à l’école pour tout ranger comme à mon habitude ! J’ai tout organisé pour pouvoir partir rapidement.

Les valises sont prêtes. C’est l’heure des au revoir avec Mathilde et nous voilà en route pour l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.
L’avion décolle à l’heure à 23h20. C’est un vol Air France direct pour Pékin. Ce n’est pas le vol le plus économique ! Le trajet a d’ailleurs fait augmenter vertigineusement le tarif du séjour en Chine mais c’est le prix à payer pour ne pas perdre plusieurs jours de vacances. On peut trouver d’autres vols bien moins chers mais ils nous obligeaient à partir plus tard, le samedi ou le dimanche et parfois avec escale. Notre timing ne nous le permettait pas, c’est l’inconvénient lorsque l’on doit partir sur les périodes de vacances scolaires….


Nous décollons à l’heure et après un repas servit à bord nous plongeons dans le noir pour une « bonne nuit ».