mardi 15 avril 2014

MARCHE NOCTURNE ET RUE WANGFUJING

Pour clôturer cette dernière journée à pékin, nous allons découvrir le fameux marché nocturne et Wanfujing road.

Le marché nocturne de la rue Donghuamen

Ce marché est ouvert en fin d’après-midi et jusque 22h environ. Nous ne sommes pas déçus; les étals de cuisine de rue sont alignés sur le trottoir. Les vendeurs portent tous le même uniforme ; casquette  et tablier rouge porté sur une chemise blanche. Nous sommes tout d’abord submergés par l’odeur nauséabonde qui se dégage de certains secteurs et qui coupe toute envie de manger… Pourtant le marché est propre et la nourriture semble fraiche. Je pense que cela provient de la préparation de la triperie. Marion est incapable de supporter cette odeur et elle fuit de l’autre côté, nous la rejoindrons plus tard !
Ce qui frappe ce sont bien sûr les brochettes. Tout est frit sur place.

Elles sont magnifiques et de tous genres ! Insectes, scorpions, serpent, hippocampes, viandes, poissons…





Mais les étals regorgent aussi d’étoiles de mer, de pattes de pieuvre, de tourteaux farcies, de plats en sauce, de beignets, de raviolis, de gâteaux, de pommes d’amour, de fruits caramélisés et de nombreux plats non identifiés !








Sous le prétexte de retrouver rapidement Marion nous ne traîneront pas longtemps dans le marché et ne tenterons aucune dégustation !!! Pas courageux pour un sou !

Wangfujing road

Juste à côté, nous nous engageons sur les champs Elysées chinois, Wangfujing road. Sur ce très ancien site de commerce, l’occidentalisation de la Chine est ici manifeste. Cette partie de la rue est piétonne et contraste énormément avec le marché voisin ! Toutes les grandes marques sont représentées. Marion retrouve ses repères et le sourire! 





Nous découvrons tout de même dans les allées latérales des galeries typiquement chinoises avec tout un brique à braque de produits bien chinois et avec de nouveau des brochettes étranges et notamment des scorpions embrochés encore vivants et s'agitant sur leur pic!!




LA COLLINE DU CHARBON

Nous sortons par le nord et entrons dans le jardin de la colline du charbon.




Un système de chauffage permettait de chauffer la cité: dans les fondations, entre les murs était brûlé du charbon. C'est pourquoi les bâtiments sont surélevés et on aperçoit des grilles d'évacuation. 

Une quantité importante de charbon était stockée à  cet endroit.

La colline est due au stockage de la terre extraite lors de la construction des douves. 
 
Nous grimpons les marches jusqu'au sommet où se trouve un bouddha (que l'on a pas le droit de photographier!!!).

 













De là on a un aperçu de la taille de la cité. Nous n'en avons visité qu'une infime partie!




LA CITE INTERDITE

La cité interdite a été construite assez rapidement (en14 ans) en même temps que le temple du ciel, en 1406 quand Pékin est devenue la capitale. C’était le centre politique mais aussi la résidence des familles des empereurs sous les dynasties Ming et Qing (24 empereurs y vécurent successivement).

C’est un grand ensemble de bâtiments (960m x 750 m) alignés sur un axe central, ceinturé d’une haute muraille et de larges douves. Elle a brûlé plusieurs fois et les bâtiments que l’on peut observer aujourd’hui datent du 18ème siècle. Le matériel utilisé pour la construction provient de différents endroits de Chine, acheminé par voie d’eau jusqu’à Pékin.

Nous pénétrons dans la cité depuis la place Tiananmen par la porte de la paix céleste au Sud et atteignons l’entrée du vieux palais par la porte du Midi. Devant nous s’étale une immense place recouverte de briques blanches.

Le ruisseau aux eaux d’or traverse l’esplanade surmontée de 5 ponts. C’est immense et cela grouille de visiteurs. Nous ne pouvons accéder à toute une partie de la cité car une personnalité visite en même temps que nous. Cela nous gène dans notre visite mais cela permet également de faire des photos d’espaces complétement vides de touriste.

Au fond, le palais de l’harmonie suprême, entouré de rembardes et d’escaliers en marbre blanc. Les bâtiments sont conçus comme ceux que  nous avons pu voir ailleurs. Des murs rouges, symbole de joie, surmontés de toits en pagode recouverts de tuiles vernissées jaunes, couleur réservée à l’empereur. Les tuiles d’arête des toits sont ornées d’animaux disposés de manière symbolique. Sur les terrasses qui entourent les bâtiments on découvre des animaux symboliques (des grues, des tortues à tête de dragon…). Sous les toitures, des poutres en bois peintes avec une dominante de bleu et de vert.









Julien nous fait ensuite découvrir la partie ouest. On y découvre les habitations destinées aux habitants de la cité, les nombreuses concubines de l'empereur par exemple. C'est très beau. Nous découvrons également un très joli jardin agrémenté de pivoines en fleur pour notre passage!







LA PLACE TIAN'ANMEN


Tian’anmen signifie littéralement porte de la paix céleste. C’était l’entrée de la cité interdite.
C’est du haut de cette porte que Mao proclama la République Populaire de Chine en 1949. On peut aujourd’hui y observer son immense portrait. Il fit ensuite agrandir l’esplanade située devant la porte qui devint en 1949 la place Tian’anmen. C’est la 4ème plus grande place au monde avec ses 880 m de long et 500 de large. C’est un symbole de la révolution culturelle.  Une place révolutionnaire, comme pendant au pouvoir impérial. C’est ici que furent organisés les fastueux défilés militaires de l’époque communiste.
























Au centre a été érigé le monument aux Héros du peuple : Un très haut obélisque en granit au pied duquel des bas reliefs retracent les moments marquants de la révolution mais impossible d'approcher! C’est ici que chaque matin, à l’aube, est hissé le drapeau chinois devant de très nombreux spectateurs.















Sur la place se dresse également le mausolée du grand timonier. Aux heures d’ouverture s’allonge une file interminable de touristes chinois venus découvrir le corps embaumé du président défunt, exposé dans un sarcophage, recouvert d’un couvercle transparent.


On trouve également sur cette place le Palais de l’assemblée du peuple ou encore le Musée d’histoire et de la Révolution. L’architecture sino-russe de ces bâtiments donne une impression de sévérité.


 Aujourd’hui la place est envahie de touristes de tous horizons. Malgré un imposant système de surveillance; caméras et policiers en nombre, on oublie un peu, au milieu des panneaux publicitaires, que cet espace fut le théâtre de sombres évènements. Plusieurs manifestations réclamant plus de liberté furent réprimées par la violence et connurent une issue dramatique. On se souvient surtout de la photo de cet étudiant, seul,  s’opposant à une colonne de chars, en juin 1989.









CANARD LAQUÉ ET NOUILLES PÉKINOISES

Nous n’avions pas mangé le canard laqué de la même manière en France…

Dans la recette traditionnelle, le canard est nettoyé et rempli d’eau. Il est ensuite suspendu à une broche et recouvert d’une couche de miel. On l’enfourne ensuite pour 30/40 minutes en veillant à le retourner régulièrement. Nous sommes surpris par sa présentation à table. Normalement le chef le découpe devant les consommateurs. Dans notre cas il arrive déjà découpé dans trois plats séparés : morceaux de canard sans peau, morceaux avec peau et peau seule (bien grasse !!). Julien nous explique qu’on dépose dans une fine crêpe un morceau de chaque viande et des légumes (oignon vert et concombre). On replie et on trempe dans la sauce. Excellent !


Les nouilles pékinoises sont aussi une spécialité. Elles sont présentées natures dans un bol et on y ajoute des légumes, de la viande et une sauce. Les nouilles chinoises sont très longues et donc pas faciles à manger avec les baguettes. Il faut rapprocher le bol de la bouche et mettre la tête dans le guidon ! Les chinois sont impressionnants !!!